Le mandat de #Hollande s'achève et jusqu'à dimanche dernier (23 avril 2017) tout le monde s'en réjouissait. La gÔche frondeuse ou macroniste n'avait pas de mots assez durs à son encontre, parfois plus violente que l'opposition droitière conservatrice ou extrémiste.

On se sera beaucoup défoulé contre le président qui se présentait pour "renormaliser" la fonction présidentielle, oubliant très vite les années agitées du #Sarkozysme.

Puis le temps des élections présidentielles est venu ... De primaires en aventure solitaire, cette soit disant rencontre d'un homme avec un peuple est surtout l'occasion pour les candidats de gonfler leur égocentrisme, d'assouvir leur soif de pouvoir. 

En 2002, à peine les résultats du premier tour étaient annoncés que des centaines de milliers de personnes descendaient dans la rue refusant d'être représenter par celui qui avait fondé son parti sur les cendres du pétainisme. Dimanche soir, rien de tout cela, l'accession au second tour de #LePen n'a suscité aucun émoi particulier, pire c'est la quatrième place de #Mélenchon qui attristait les progressistes - refusant le verdict des urnes qui le plaçait derrière #Fillon.

Ça n'a pas fait beaucoup de bruit, mais le Palais Omnisports de Paris-Bercy a changé de nom au mois d'octobre 2015.

On aurait pu s'attendre à ce que le complexe événementiel soit affublé d'un nom hommage à un artiste ou sportif ayant marqué son histoire, ou même d'un politique ayant favorisé son implantation dans l'ouest parisien. Que nenni, ce sont les financiers, ayant évité à la mairie de Paris une réfection coûteuse, à qui on a concédé l'attribution d'un nom publicitaire pour leur enseigne.

Alors que de plus en plus de reportages sont floutés, rendant insupportable leur visualisation sur le petit écran, parce que le C.S.A. risquerait de censuré une publicité gratuite et déloyale pour la concurrence. Les animateurs du même écran sont autorisés à annoncer sans précaution les futurs spectacles en citant le nom du lieu comme un slogan sans que cela n'offusque ni média, ni contrôleur chargé de faire respecter une concurrence libre et non-faussé du secteur privé.

Ainsi, désormais, les contrats public-privé donneront un espace publicitaire gratuit !
Lire l'article sur telerama.fr ...

La maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, refuse de marier ses administrées lesbiennes évoquant sa liberté de conscience et allant même jusqu'à refuser de déléguer à un de ses adjoints cette obligation légale, les veilleurs (anti-mariage-pour-tous) envahissent la place de la Concorde sans autorisation de manifester ... Bref, une droite qui fustige la loi Taubira jugée trop laxiste à ses yeux, mais qui s'en affranchit dès lors qu'elle juge "moral" de ne pas la respecter ! Dois-je leur rappeler que c'est cette liberté de conscience qui est évoqué par les musulmanes qui se voilent dans les écoles, universités, administrations publiques, ... ?

Sans parler que subsiste, en région parisienne, sur les murs des affiches appelant à la libération de Nicolas (un anti-mariage-pour-tous condamné à de la prison ferme lors des manifestations), et plus étonnant, à celle de tous les prisonniers politiques  ! Pas mal de la part de ceux qui se sont indignés de la proposition de loi d'amnistie syndicale ?

La passe d'armes entre le patron de l'entreprise Titan et le ministre « socialiste » du redressement productif fait remonter la nécessité de reprendre une lutte des classes indépendantes et efficaces contre les classes dirigeantes tant politique que économique !

Maurice M. Taylor Jr (PDG de Titan) n'en n'est pas à sa première opération de com' sur fond de provoc', mais dans la lettre qu'il a adressé à Arnaud Montebourg (ministre du redressement productif) il s'illustre particulièrement dans la manipulation des préjugés : « Les ouvriers français seraient très bien payés et ne travailleraient que 3 heures par jour, passant le reste du temps devant la machine à café »... Mickaël Wamen, représentant de la CGT chez Goodyear ne dément pas, il explique que lorsque le PDG de Titan est venu visiter l'usine celle-ci tournait au ralentit, et pour cause elle est en voie d'abandon par ses actionnaires actuels - Une évidence qui échappe visiblement au tonitruant Yankee, pourtant habitué à reprendre des entreprises en faillites !

Comme l'a indiqué au café pédagogique la DGRH de l'Éducation Nationale Josette Théophile les textes concernant la nouvelle forme d'évaluation des enseignants est prête et sera mise en place dès la rentrée 2012, même si le ministère affirme que la consultation avec les organisations syndicales des enseignants, des inspecteurs et des chefs d'établissement se poursuit - L'ex-DRH de l'Oréal Luc Châtel applique la politique sarkozyste de dénigrement des syndicats ; "on vous consulte pour dire que l'on implique les partenaires sociaux, mais on fera comme on voudra !".

Certes, la forme actuelle d'évaluation et de progression de carrière des enseignants est loin d'être satisfaisante, et tout le monde s'accorde à le dire. Mais alors qu'elle croisait le regard pédagogique d'un inspecteur (extérieur à l'établissement) avec celui du chef d'établissement sur l'implication auprès des élèves, dans les équipes et dans l'établissement du professeur, elle sera désormais une appréciation unique du directeur. Derrière cette réforme ; la disparition du corps d'inspection (ce qui fera des économies substantielles) et la subordination des enseignants à leur hiérarchie (les chefs d'établissement étant plus serviles à mettre en œuvre la politique du ministère et les directives rectorales).

Ainsi l'Éducation Nationale met en œuvre une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, à savoir la rémunération "au mérite" des fonctionnaires, omettant d'expliquer que désormais tous les enseignants avanceront au même rythme (ou presque) et plus lentement qu'auparavant. Un système qui ne reconnaîtra pas plus qu'avant le travail et la qualité de chacun des professeurs, probablement plus son autorité que ses compétences pédagogiques (celui qui gardent les élèves les plus turbulents, ne fait pas de vague, ... sera plus méritant que celui qui soulève les problèmes).

Les enseignants voient dans cette réforme la mise sous tutelle de leur travail. Un conditionnement à la politique du directeur qui aura un pouvoir quasi absolu sur les orientations de son établissement, les budgets alloués plus généreusement aux enseignants qu'il veut promouvoir laissant aux autres les miettes et les difficultés pédagogiques qui vont avec.

Les inspecteurs qui voient déjà leur corps disparaître sur la forme, et une non-prise en compte de la compétence "disciplinaire" des professeurs sur le fond. Eux qui se faisaient l'écho auprès des instances dirigeantes de ce qui se passaient sur le terrain comprennent que l'Éducation Nationale veut surtout ne plus rien entendre de la base.

Quand au personnel de direction du (publique) ils voient là une nième mission qui leur est confiée, et souligne leur incompétence en matière d'évaluation disciplinaire. Sans compter que ceux-ci risque de diviser leur établissement ou de jouer aux démagogues s'ils veulent maintenir la cohésion de leurs équipes et donc la qualité des pratiques auprès des élèves - les principaux impactés faut-il le rappeler ! Les familles doivent prendre conscience que cette nouvelle forme d'évaluation risque bien plus de paupérisé la prise en charge des élèves que de lui donner un sens collectif cohérent.

La soit disant "autonomie" des établissements scolaires tournent à l'hyper-hiérarchisation du système. Une stalinisation du service publique d'éducation aux antipodes de ce qui se pratique dans le privé qui privilégie souvent l'intevention d'un cabinet extérieur pour effectuer sa propre évaluation.

Les syndicats du publique comme du privé ont d'ores et déjà appelés à une journée de protestation le 15 décembre prochain !

Liens :

L'appréciation de la valeur professionnelle des enseignants
L'évaluation des enseignants du secondaire confiée aux seuls chefs d'établissement ?