Drapeau chinoisLa visite du président chinois Hun Jintao a été l'occasion pour Nicolas Sarkozy d'afficher l'harmonie qui règne entre les deux pays.

À la clé de cette visite, alors que le président français s'apprête à prendre la présidence du G20, de "gros" contrats qui ne pouvaient souffrir des jérémiades des défenseurs des droits de l'homme. En effet, 20 milliards, ce n'est pas une paille - et même si ces contrats, comme d'autres auparavant, n'iront peut-être pas à leur terme - Nicolas Sarkozy tient comme dans ce genre d'occasion à s'afficher en VRP des grandes entreprises françaises.

Lors de leur déplacement à Nice, le président français n'a pas hésité à déclarer à la presse avoir parler des droits de l'homme avec Hun Jintao, sans tabous. Pendant ce temps, la police française arrêtait des militants de Reporters Sans Frontières (RSF) demandant la libération de Liu Xiaobo (prix nobel de la paix, chinois emprisonné pour "subversion"). Et la presse suspectait l'Élysée d'avoir demandé à la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) de surveiller les journalistes enquêtant sur l'affaire Woerth-Bettencourt - après le vol d'enregistrements "à charge" dans les locaux de Médiapart, et d'ordinateurs de journalistes du Point et du Monde.

Hun Jintao et Nicolas Sarkozy ont dû avoir des échanges fructueux sur la liberté d'expression, et surtout sur les moyens de faire taire toutes critiques de leur régime politique respectif.

Barack Obama - Affiche de campagne électorale inverséeAprès avoir sucité un espoir pour les États-Unis de l'après Bush, Barack Obama pert la confiance du peuple américain. Les élections de mi-mandat, réputés test de la politique présidentielle, ont fait perdre aux démocrates le sénat, et même s'ils conservent la chambre des représentants, le président des États-Unis d'Amérique devra cohabiter avec les républicains.

Les adeptes de Sarah Palin, ex-candidate à la vice présidente au côté du concurent opposé à Barack Obama, John McCain en 2008 n'a pas ménagé sa peine pour qualifié des pires abominations le président noir "progressiste". Qualifié de nazi, comme de staliniste, lors des fumeuses Tea-Party, les républicains les plus radicaux veulent la peau "du noir" qui occupent la maison blanche. Ne reculant devant aucun paradoxe, prônant à la fois l'élargissement de l'application de la peine de mort, mais s'opposant radicalement à l'avortement sous le prétexte que l'on ne peut prendre la vie d'un être humain - privilège réservé à Dieu - selon les extrêmistes catholiques qui sévissent dans ces rassemblements.

Élu au début de la pire crise financière qu'ai connu les États-Unis, comme le reste du monde depuis les années 30', Barack Obama n'a pas su renversé la vapeur du chômage gangrénant nos sociétés occidentales. La réforme de la santé qu'il a porté contre vent et marée jusqu'à son terme, n'a pas encore eu les effets réparateur des injustices qui règnent au pays du libéralisme sauvage - Du coup, les républicains ont réveillé l'hydre du communisme rampant à Washington, réveillant les plus exécrables instincts d'une guerre froide à l'intérieur du pays.

Pas plus, que le président n'a su outrepasser les lobbies qui paralysent tout interventionnisme dans le système économico-financier de Wall-Street, des banques, des edges-funds, ... Une posture nécessaire pour abolir le pouvoir inssaisissable des spéculateurs qui sévissent dans l'ombre des salles de marchés, mais qui pourtant, forcé de le constater, tienne entre leur main le sort de la vie des enfants, des femmes, et des hommes qui subsistent sur cette planète.

Non, Barack Obama, n'est pas le président providentiel. Il devra jusqu'aux prochaines élections composer l'opposition. Démocrates, comme républicains devront trouver des consensus pour avancer, ce pourrait être heureux s'ils le faisaient dans l'intérêt général du peuple. Malheureusement la cohabitation aux USA, comme partout où elle s'éxerce est un rapport de force qui puise son énergie dans les ambitions de reconquête du pouvoir - Aux États-Unis, comme en France, en 2012 . Le verre sera donc bien à moitié vide, et le seul qui en paiera le prix fort, sera le peuple américain !