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Logo de la république françaiseAnnoncé depuis le début de l'été, alors que son ministre du travail porteur de la réforme des retraites était empêtré dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait annoncé un "profond" remaniement pour la rentrée... Longue puisque le feuilleton mélo-dramatique sera poursuivit jusqu'à la mi-novembre avec une chute que trop prévisible pour un mauvais scénario. La douloureuse réforme ayant été promulguée, il n'y avait plus qu'à nommer l'équipe qui accompagnera le chef de l'état jusqu'à la fin de son quiquennat et sa reconduction pour un nouveau mandat à l'Élysée - Objectif ; éliminer ses potentiels adversaires de droite et du centre, redorer son image en particulier au sein des classes moyennes, et reconquérir son électorat de droite et d'extrême droite. Un vaste programme, qui vise à une seule et unique cause sa reconduite sur le trône suprême de la cinquième république.

Samedi, Fillon présente la démission de son gouvernement.

Dimanche matin, sans surprise Sarkozy reconduit Fillon à son poste de premier ministre "potiche".

Dimanche soir, 20H15 juste pour faire la Une du Journal Télévisé (et reculer la critique d'opinion dans les journaux papiers déjà mal en point) , l'Élysée annonce la nomination des heureux élus à la cour.

Et miracle... le remaniement qui promettait un changement, reconduit une grande partie de l'équipe en place !

Un changement dans la continuité, puisque les ministres ne sont là que pour le décor - Tout se décidant à l'Élysée. Alors pourquoi autant de bruit ? Sans doute parce qu'il faut faire taire les velléités, les courtisans jamais promus, et tous les prétendants insatisfaits...

On notera tout de même l'entrée fracassante de celui qui fustigeait le cumul des mandats, éconduit du gouvernement après avoir perdu aux législatives de 2007, Juppé ...aux anciens combattants (et accessoirement au ministère de la défense) - Il faut dire qu'il en connaît un rayon comme anciens c... de la politique. Finit l'écologie indépendante, et les promesses à Nicolas Hulot et son grenelle de la démagogie. Finit une prise en charge pleine et entière de la santé, de toutes façons elle a été bradée aux intérêts privés.

Quand aux licenciés secs, pas d'inquiétudes pour eux ils ne viendront pas grossir les rangs de pôle emploi qui s'apprête à se débarrasser de quelques 1800 conseillers. Les ex., ministres, secrétaires d'état, et autres conseillers seront reclassés à un poste au chaud dans une administration quelconque, une commission occulte, ou une entreprise publique priée de faire des économies sur le petit personnel... mais toujours très accueillante pour les haut-fonctionnaires en disgrâce. Il ne faudrait quand même pas aggraver les chiffres de chômage, et surtout attiser les critiques des exclus du palais ! Même si les petites phrases de Borloo et de ses amis du centre ont fusé tout au long de la journée qui a suivit l'annonce. Si l'éviction de Woerth probable réelle origine de ce remaniement était attendue. Si le French Doctor Kouchner (belle prise de gauche de l'impétueux président de la république) n'a pas eu le courage de quitté ce gouvernement avant le naufrage personnel. Et si la caution noir - Rama Yade - et beur - Fadela Amara n'auront pas résisté au resserrement droitier, voir extrême droitier !

Bref, un Sarkozy qui s'invitera mardi soir sur le petit écran pour expliquer sa non-rupture, comment il va poursuivre ses réformes injustes, vendre les services publics au privé, nous reprendre encore quelques libertés qu'ils nous restent, et surtout comment il va se représenter comme super candidat indispensable à la présidentielle 2012...